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Découvrez nos balades clef-en-main le long de vos lignes de transport en Île-de-France en partenariat avec Enlarge Your Paris.

Au fil de la ligneC

Versailles Off, des idées pour visiter le château autrement

Versailles Off / Gare de Versailles Château Rive-Gauche (RER C) / Yvelines/ Durée : libre / Distance : à la carte !

Découvrez les facettes du château que vous ne connaissez pas ! La salle du jeu de paume, le potager du Roi, le parc du château et ses merveilles : le Hameau de la Reine, le Grand Trianon,... et envolez-vous un peu plus loin pour découvrir le domaine de Marly, carré VIP de Louis XIV.

Connaissez-vous l'arboretum de Versailles-Chèvreloup ? Avez-vous déjà visité l'académie équestre ou la galerie des carrosses ? Bonne nouvelle ! #cpasloinentrain

Découvrez la balade Versailles Off.

Une journée à Chamarande

Une journée à Chamarande, entre balade nature et art contemporain / Gare de Chamarande (RER C) / Essonne/ Durée : 2h30 / Distance : 10 km
La balade emmènera les voyageurs presque au bout du RER C. Au fond d’un vallon encaissé apparait le superbe Château de Chamarande au cœur d’un domaine arboré de 80 ha et traversé par une rivière. Le Domaine de Chamarande sert de point de départ à une balade de 10 km entre bois et champs vallonnés pour découvrir les premiers blés de la Beauce.

Découvrez la balade Une journée à Chamarande.

 

Au fil de la ligneD

Sur la route des fromages le long de la Seine sauvage

Le long de la Seine sur les chemins de halage de la gare du Coudray-Montceaux (RER D) à la gare de Melun (RER D et Ligne R) / Essonne / Durée : selon votre appétit / Distance : 5 km ou 20 km pour les gourmands.

Une fois au bord de l’eau, le dépaysement et l’apaisement sont au rendez-vous. Selon vos envies et la résistance de vos mollets, vous pouvez opter au choix pour une courte balade d’environ 5 km jusqu’à la gare suivante, à Saint-Fargeau (Seine-et-Marne), ou, pour les plus ambitieux (et les plus gourmets), vous fixez comme savoureux objectif d’aller acheter un brie de Meaux ou de Melun chez Fromage et Cie à Melun (Seine-et-Marne). Dans ce cas, comptez une vingtaine de kilomètres de marche dans des paysages le plus souvent sauvages avec de-ci de-là des villas cossues aux jardins plantureux.

L’important est de toujours bien suivre votre fil d’Ariane, alias la Seine. A deux moments, elle essaiera de vous fausser compagnie. Une première fois au bout de l’allée de la Guiche au Coudray-Montceaux, il vous faudra poursuivre tout droit sur l’allée en terre vers le club nautique et les courts de tennis que vous aurez à contourner pour ensuite retrouver votre paisible compagnon de route. L’autre tentative de fuite se produira au niveau de la base de loisirs de Boissise-le-Roi (Seine-et-Marne). Là encore, suivez le chemin en terre qui part sur la gauche de la clôture (voir photo ci-dessous). Ensuite, c’est toujours tout droit ou presque, car n’oubliez pas que la Seine est coutumière des méandres. Lorsque vous ferez votre entrée triomphale à Melun, veillez à rester sur le trottoir de droite (celui le plus éloigné du fleuve) puis traverser l’île Saint-Etienne pour vous rendre au 9 rue Carnot où vous attend votre récompense. Attention, les grilles sont fermées dimanche et lundi et s’abaissent à 19h les autres jours de la semaine, 19h30 le samedi. Bonne route des fromages !

Les Marais de l’Essonne

À travers les marais de l’Essonne, de la gare de Mennecy (RER D) à la gare de Ballancourt (RER D) / Essonne / Durée : 3h30 / Distance : 9,2 km.
Une balade au travers d’un paysage unique, en raison de sa beauté et de la richesse de sa flore et de sa faune. En remontant le cours de la rivière, vous cheminerez tantôt sur une mince bande de terre bordée de buissons impénétrables et de champs de céréales, tantôt sur un sentier offrant un panorama ouvert sur les rives de nombreux étangs traversés par l’Essonne.

Découvrir la balade À travers les marais de l’Essonne.

Au fil de la ligneLigne J

Une journée sur les bords de Seine à Mantes-la-Jolie

Pour rencontrer la jumelle de Notre-Dame de Paris, prenez la Ligne J jusqu’à Mantes-la-Jolie et profitez-en pour faire une balade le long de la Seine en contemplant les paysages offerts par le parc naturel du Vexin français.


La collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie, la jumelle de Notre-Dame de Paris


Elle a comme un air de famille avec Notre-Dame de Paris. Voisine elle-aussi de la Seine, la collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie est classée monument historique depuis 1840, soit 20 ans avant que sa quasi jumelle parisienne n’obtienne à son tour ce privilège. Pour l’admirer dans toute sa splendeur, comme le firent les peintres William Turner ou Camille Corot, on vous conseille d’opter pour le point de vue offert depuis le quai Fayol sur l’île aux Dames. De là, vous serez certain de ne pas rater votre post Instagram.
Infos pratiques : Collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie, place de l’étape, Mantes-la-Jolie (Yvelines). Accès : Gare de Mantes-la-Jolie (Ligne J et N). Plus d’infos sur catholiquesmantois.com


Le musée de l’Hôtel-Dieu, parenthèse impressionniste


À deux pas de la collégiale Notre-Dame, le musée de l’Hôtel-Dieu frappe fort dès l’entrée puisque vous y êtes accueilli par une toile d’un précurseur célèbre de l’impressionnisme, Camille Corot (1796-1875). Intitulée « La fuite en Egypte », elle représente un épisode du Nouveau Testament, celui du départ de Joseph, Marie et Jésus après l’ordre du roi Hérode 1er de tuer tous les nouveaux-nés. La particularité de l’œuvre de Corot est qu’il situe la scène dans un décor inspiré des paysages qu’il a pu observer à Fontainebleau. Montez ensuite d’un étage et faites connaissance avec le peintre néo-impressionniste Maximilien Luce (1858-1941), dont une partie de l’œuvre s’inspire des paysages autour de Mantes (voir plus bas notre itinéraire le long de la Seine de Mantes à Rosny). Vous y verrez également des toiles qui témoignent de son attachement au monde ouvrier pour un voyage au cœur du XIXe siècle.
Infos pratiques : Musée de l’Hôtel-Dieu, 1 rue Thiers, Mantes-la-Jolie (Yvelines). Fermé le mardi. Tarif : 5,10 € (plein tarif), gratuit pour les moins de 18 ans. Accès : Gare de Mantes-la-Jolie (Ligne J et N). Plus d’infos sur sortir-yvelines.fr


Le Jardin des saveurs, l’ambassade du Liban à Mantes


Falafel, caviar de betteraves, houmous, moutabal, jawaneh… Vous l’aurez compris, le Jardin des saveurs a un attachement particulier pour le Liban. Il ne dédaigne pas non plus la déco, léchée. Tout comme finira votre assiette d’ailleurs. Pour parfaire le tout, on vous conseille vivement la citronnade maison, dont l’auteur de ces lignes s’est particulièrement délecté.
Infos pratiques : Le Jardin des saveurs, 36 rue Porte aux Saints, Mantes-la-Jolie (Yvelines). Fermé le dimanche. Plats entre 6,50 et 14€ / Formule 5 saveurs + un dessert à 14,90€. Tél. : 01 75 74 02 99. Accès : Gare de Mantes-la-Jolie (Ligne J et N). Plus d’infos lejardindes-saveurs.fr


De Mantes-la-Jolie à Rosny, une balade le long de la Seine


Pour une balade sur les traces des peintres croisés au musée de l’Hôtel-Dieu (voir ci-dessus), vous pouvez parcourir les 9 kilomètres qui séparent la collégiale de Mantes et la gare de Rosny en longeant la Seine. L’occasion de contempler sur la rive gauche le parc naturel du Vexin français, l’un des plus beaux paysages d’Île-de-France, tout en observant rive droite un pan de l’histoire urbaine de la banlieue, le quartier du Val Fourré, construit entre 1959 et 1977. L’itinéraire sur les berges est parfaitement aménagé. Pour le rejoindre, il vous faut descendre quai de la Tour à Mantes puis suivre le fleuve jusqu’au stade nautique international Didier Simond où vous verrez peut-être des avirons souquer ferme. Arrivé là, vous marchez sur les rives du stade côté Seine pour une fois au bout remonter vers la D 113 via un sentier dans les bois qui se débusque facilement (et qui est indiqué par tous les bons GPS sur smartphones). Avant de parvenir à la départementale, vous tombez sur une grille qui barre l’accès aux voitures et que vous contournez par la droite. Vous continuez ensuite votre parcours à travers les bois – en vous y enfonçant si vous souhaitez être à l’écart de la route – et faites votre entrée à Rosny-sur-Seine où vous rejoignez la gare en traversant des quartiers pavillonnaires. Fin de la balade. Il ne vous reste plus qu’à embarquer à bord de la Ligne J.
Infos pratiques : Randonnée le long de la Seine entre la collégiale de Mantes-la-Jolie et la gare de Rosny-sur-Seine (Yvelines). Distance : 9km. Durée : 1h45. Niveau : facile. Revêtements : sentiers, bitume et caillebotis. Accès : Gare de Mantes-la-Jolie (Ligne J et N) et gare de Rosny-sur-Seine (Ligne J).


En trottinette sur les chemins de campagne du Vexin


La trottinette électrique n’est pas que citadine. Elle apprécie aussi les chemins de campagne. Vous pouvez en faire l’expérience à 7 km de Mantes-la-Jolie à Guitrancourt (Yvelines) où Trotelec loue des versions tout-terrain pour explorer le parc naturel du Vexin français, dont les décors vous feront oublier que vous n’êtes qu’à 50 km du périph’ et des trottinettes qui slaloment sur les trottoirs.  
Infos pratiques : Location de trottinettes électriques tout-terrain chez Trotelec, 1 Sente des Saules, Guitrancourt (Yvelines). À partir de 12 ans. Tarif : 40€ pour 1h30. Tél. : 06 60 84 84 22. Plus d’infos sur trotelec.fr

Au fil de la ligneP

Passez la journée dans les arbres à 10 minutes à pied de la gare de Chaville

Situé dans la forêt de Meudon, le parc AccroCamp de Chaville abrite sept parcours d’accrobranche à seulement 500 mètres de la gare de Chaville Rive Gauche. La journaliste d’Enlarge your Paris Manon Gayet s’est hissée sur la cime des arbres.

La rame de la ligne N du Transilien s’immobilise. Me voici arrivée en gare de Chaville Rive GaucheÀ gauche justement se dressent les arbres de la forêt de Meudon (Hauts-de-Seine), la forêt la plus proche de Paris et qui s’étend sur 1.100 ha (soit 50 fois le jardin du Luxembourg).

Un labyrinthe aérien d’un hectare

À peine descendue du train, je remonte la rue qui mène au cimetière communal puis emprunte le sentier qui le contourne pour m’enfoncer entre les arbres. Seulement 10 minutes m’auront suffi pour rallier le parc d’accrobranche AccroCamp. Alors que je viens tout juste de quitter la ville, le calme qui se dégage est saisissant. On n’entend plus que le chant des oiseaux et les cris de joie des enfants - et ceux de leurs parents - partis à l'assaut de la canopée. D’immenses structures en bois — plateformes, escaliers, ponts — forment un labyrinthe aérien sur un hectare en tout.

Au pied des arbres, Damien Herault et son équipe accueillent les aspirants Tarzan, les équipent d'un baudrier, d’une poulie et d’un mousqueton avant de les briefer. « Nous leur demandons tout d’abord de bien se désinfecter les mains au gel hydroalcoolique, souligne Damien, soucieux des règles sanitaires en vigueur. Nous avons sept parcours différents. Trois d’entre eux sont surtout réservés aux enfants, en particulier celui à hauteur d’adulte. Les quatre autres, dont un plutôt sportif, sont accessibles à partir de 8 ans. »

Une sensibilisation à l’environnement

Saut dans le vide sur une liane, ponts de singe à traverser, filets à escalader, tyroliennes, les ateliers s’enchaînent avec leur lot de sensations. Alors si vous êtes sujet au vertige, mieux vaut vous abstenir ! Revenus sur la terre ferme, on se remet de ses émotions en grignotant son pique-nique sur des tables en bois, à l’ombre. On en profite également pour faire plus ample connaissance avec la forêt en compagnie des animateurs d’AccroCamp, qui sensibilisent les visiteurs à l’environnement et aux bons gestes pour le préserver, en particulier en ce qui concerne le tri des déchets. Le parc veille aussi au caractère durable de ses activités. « Nous faisons analyser nos arbres régulièrement pour savoir s'ils sont en bonne santé et s'ils ont besoin de plus de place pour pousser, notamment ceux qui accueillent des plateformes », explique Damien Herault.

Dernier coup d’oeil vers la pointe des arbres. Il est déjà l’heure de rentrer. Je quitte la forêt et sens l’agitation de la ville reprendre ses droits. Me revoici sur le quai de la gare, des souvenirs dignes de Tarzan plein la tête.

Infos pratiques : AccroCamp Chaville, parc forestier de la Mare Adam, route des Huit Bouteilles, Chaville (92). Ouvert de mars à novembre. À partir de 4 ans. Tarifs : de 9€ à 29€ / personne. Accès : Gare de Chaville Rive Gauche (Ligne N). Plus d’infos sur accrocamp.com

Manon Gayet

 

 

 

Au fil de la ligneP

En canoë à travers les paysages de la Venise briarde

À Crécy-la-Chapelle en Seine-et-Marne, à 10 mn à pied de la gare, Loc’Adventure propose de vous louer des canoës et des kayaks pour un parcours de 2h30 sur la rivière du Grand Morin dans les décors de la “Venise briarde”. La journaliste d’Enlarge your Paris Joséphine Lebard s’est laissée glisser le temps d’un dimanche matin.  

La ligne P quitte une Gare de l'Est encore paisible en ce dimanche matin. En moins d'une heure et un petit changement, me voici avec mon fils et des amis à Crécy-la-Chapelle (Seine-et-Marne). Nom de code : « la Venise de la Brie », une appellation qu'elle doit aux canaux qui jalonnent la ville. Et ça tombe bien car à dix minutes à pied de la gare nous avons rendez-vous avec Loc'Adventure, qui propose des balades en canoë ou en paddle sur le Grand Morin, sous-affluent de la Seine par la Marne.

On a beau être le jour du Seigneur, mieux vaut oublier ses habits du dimanche à la maison et opter pour le combo maillot de bain, short et baskets antédiluviennes. Car, forcément, ça va mouiller un peu... Petits joueurs, nous avons laissé de côté les parcours “Explorateur” (14km en 3h30) et “Sensation” (21 km en 5h) pour “La Venise briarde” (6km en 2h30). L'idée c'est de prendre l'air mais aussi que les enfants apprennent deux, trois trucs. Nous allons donc naviguer le long des berges peintes par Camille Corot (qui habita Crécy, une plaque en témoigne) et Toulouse-Lautrec faisons-nous remarquer aux loustics, visiblement plus impatients de jouer le remake de La Rivière sauvage que d'enrichir leurs connaissances en histoire de l’art.

Au pays des libellules

Erreur de débutants, entraînés par des rejetons survitaminés, nous pagayons au début comme des damnés. Bilan : nos canoës font des zigzags et notre périple ressemble plus à un tour en auto-tamponneuse qu'à une virée bucolique sur l'eau. « Il n'est pas nécessaire de ramer fort, nous explique un paddler à qui nous faisons visiblement de la peine. Laissez-vous porter par le courant, soyez plus souples dans vos gestes ». Effectivement, cela va tout de suite mieux. Plus tranquille, l'expérience devient presque méditative. Le canoë glisse sous un saule, on suit des yeux le vol d'un héron, des libellules d'un bleu électrique volettent autour de notre embarcation. De plus, le Grand Morin n'ayant rien à voir avec les Champs-Elysées aux heures de pointe, on a vite fait de se sentir seul au monde. Avec toutefois un petit détour par la civilisation puisque la boucle de notre parcours nous fait traverser Crécy-la-Chapelle par ses canaux. A nous donc les demeures médiévales dévorées par la glycine, les portails ouvragés en fer forgé les pieds dans l'eau, les oiseaux qui nichent dans les renfoncements pierreux des murs, sans compter les deux mini-cascades qui arrachent des cris de joie aux enfants.

Un curieux moulin jaune

Puis c'est le retour à la campagne, les coucous aux pêcheurs placides qui ont installé de multiples lignes sur les berges, avant une nouvelle surprise. Dans le lointain nous parvient une musique délicieusement Seventies. Nous longeons le Moulin jaune, la propriété du célèbre clown Slava Polunin, qui n'hésite pas dans ses spectacles à provoquer d'étonnantes tempêtes de neige de papier sur les spectateurs ou à recouvrir le public d'une toile d'araignée géante. Alors forcément, le jardin de sa propriété ne peut pas être comme les autres.

Ce jour-là, c'est « Happy Hoppy Hippies ». Le long de la berge, les visiteurs déambulent avec des couronnes de fleurs dans les cheveux. Des bulles de savon volent dans le ciel. En longeant la rive, les curiosités de ce jardin admirable se dévoilent à nous : ici le « Jardin rouge » avec sa pagode coréenne, là, le « Jardin noir » avec ses fleurs de métal et une étrange maison  que ne renierait pas un Hobbit. Quant au « Jardin blanc », il se pare d'étranges porte-fenêtres, posées là, en pleine nature, avec des rideaux dansant dans le vent. Plus loin, au beau milieu de la rivière, un lit flotte. On fera la sieste plus tard... Il faut désormais entamer le trajet du retour. Avec ses grands arbres qui semblent dévaler vers la rivière, le Grand Morin a des allures d'Amazone. Et nous, on a comme une envie de pasticher Jacques Brel : t'as voulu voir Crécy et on a vu Venise et l'Amazonie pour le même prix en un après-midi.

Infos pratiques : Location de canoës et de kayaks chez Loc’Adventure, Le Faubourg, Voulangis (77). Ouvert tous les jours d’avril à octobre. Les départs s'effectuent toutes les demi-heures. Tarifs : 25€ par personne pour le parcours “Venise briarde” de 2h30, gratuit pour les enfants entre 5 et 9 ans. Tél. : 06 82 39 72 14. Accès : Gare de Crécy-la-Chapelle Ligne P puis 750 mètres à pied.

Joséphine Lebard

 

 

Au fil de la ligneR

Fontainebleau

Fontainebleau / Gare de Fontainebleau-Avon (Ligne R) / Seine-et-Marne/ Durée : libre / Distance : à la carte !

Avec son château classé au patrimoine mondial de l’Unesco et sa forêt deux fois et demi plus grande que Paris, Fontainebleau est une destination de choix pour les amateurs de culture et de nature desservie par la Ligne R.

Découvrez la balade à Fontainebleau.

Au fil de la ligneT11 Express

Devenez berger bénévole dans le parc de La Courneuve, 70 ha plus grand que Central Park

En plus d’être 70 ha plus grand que Central Park, le parc Georges-Valbon à La Courneuve abrite la bergerie de l'association Clinamen qui développe un projet d'agriculture urbaine et élève un troupeau d’une centaine de moutons. Une activité pour laquelle les bénévoles sont les bienvenus.

Assoupie sur le carrelage de la cuisine, la chienne Rune s'agite dans son sommeil. À la table, Julie-Lou Dubreuilh poursuit elle aussi un rêve mais en étant bien éveillée. Co-fondatrice de l'association Clinamen, elle œuvre avec ses comparses à « la dynamisation des territoires urbains par la promotion des pratiques paysannes ». Ce qui se traduit par la présence depuis trois ans d'une bergerie dans le parc Georges-Valbon à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) qui abrite 97 moutons, plus précisément de magnifiques Bleus du Maine. Lesquels cohabitent sur place avec des poules mais aussi des pigeons blancs qui traversent la cour à toute volée, tandis que salades et courgettes poussent indolemment dans le potager mitoyen.

Dans la « toisonthèque », la laine tondue attend d'être cardée. « Clinamen est un dérivé du latin « clinare » qui signifie déviation, explique Julie-Lou. Eh bien nous, nous faisons dévier la ville vers l'agriculture ! ». En filigrane, l'association tend à permettre à chacun de regagner du champ... d'action : « Notre leitmotiv, c'est l'autonomie alimentaire, poursuit l'ancienne cheffe de chantier devenue bergère. Il faut que les gens prennent conscience qu'on ne peut pas manger sainement si on ne se nourrit pas soi-même. Mais, ça, on ne peut pas le faire seul. Il faut se mettre ensemble. Alors plutôt que de faire deux heures en salle de sport et deux heures de running par semaine, pourquoi ne pas venir faire quatre heures d'agriculture ? »

Des bénévoles totalement investis dans le rôle de berger

C'est effectivement une autre forme de sport puisque les bénévoles investis dans Clinamen ont pour mission d'emmener paître le troupeau dans le parc, soit 410 hectares de verdure (70 de plus que Central Park) au beau milieu d'un territoire longtemps dénommé « La plaine des Vertus » en raison de la qualité de son sol. La mission des bénévoles ? Ils accompagnent les moutons, leur proposent des endroits de pâturage, sécurisent leur environnement, assurent la médiation avec les visiteurs du parc... « On parle de la sieste du berger, mais finalement, on ne la fait pas tant que ça », sourit Julie-Lou. Sylvie confirme. Engagée dans l'association depuis deux ans et demi, la retraitée renoue avec le bonheur de côtoyer les moutons de son enfance. « Quand j'étais petite, dans les années 60, j'habitais à la cité des Courtillières à Pantin. Je voyais passer les bêtes qui allaient paître juste derrière l'hôpital Avicennes à Bobigny », raconte-t-elle. Depuis, elle vient à la bergerie au moins deux fois par semaine.

Une activité agricole à part entière

Une régularité que recherchent les membres de l'association. Car si les aspirants-bergers d'un jour ne manquent pas, Clinamen souhaiterait des bénévoles qui s'engagent de façon plus pérenne. « Le souci, ce sont les gens qui viennent pour faire un selfie avec le mouton et qu'on ne revoit plus, résume Julie-Lou. Or, nous sommes dans une logique de pédagogie et d'éducation populaire. Si on prend du temps pour expliquer aux gens, qu'on commence à les former et qu'ils ne reviennent plus, c'est dommage... » Selon elle, un engagement hebdomadaire serait idéal mais s'engager à venir deux fois par mois serait déjà un bon début. D'autant que les projets ne manquent pas et que chacun peut y trouver son compte. Sur le site de La Courneuve, outre les moutons, il est possible de donner un coup de main – et donc de se former – à la gestion du poulailler, à la fabrication de la bière ou à celle du compost. Sur le site de l'université Paris XIII à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), où Clinamen est également présente, on peut se lancer dans une aventure viticole ou maraîchère. Julie-Lou Dubreuilh invoque l'architecte Patrick Bouchain et sa règle des « 1% » : « Il dit que si nous faisions 1% de plein de choses dans notre vie, celle-ci serait bien remplie. Si chacun devenait agriculteur 1% de son temps, quel monde cela donnerait ? ». Sans doute un autre « demain ».

Infos pratiques : Bergerie Clinamen dans le Parc Georges-Valbon, 55 bis avenue Waldeck Rochet, La Courneuve (93). Les sorties avec les moutons durent deux heures minimum. L’inscription est obligatoire à l’adresse clinamencd@gmail.com. Accès :  Gare du Bourget RER B puis tramway T11 jusqu'à la station Dugny-La Courneuve. Plus d'infos sur association-clinamen.fr

Joséphine Lebard