Les ateliers solidaires SoliCycle réparent bien plus que les vélos

Depuis 2007, les ateliers vélo SoliCycle, soutenus par Transilien SNCF Voyageurs, permettent à des salariés en parcours d’insertion de reprendre une activité autour du recyclage et de la maintenance de vélos. Une initiative à fort impact positif.

ll y a des expériences qui changent des vies. Les ateliers SoliCycle en font partie. Répartis dans 7 communes d’Île-de-France, ces structures accompagnent des personnes en parcours d’insertion professionnelle en les formant au recyclage et à la maintenance de vélos. En 2024, SoliCycle employaient pas moins de 134 salariés en parcours d’insertion dans ses ateliers, mais aussi pour mener des séances de vélo-école, des animations en entreprises ou encore l’entretien de flottes. De mai à octobre, SoliCycle anime également des ateliers de réparation de vélos dans certaines gares d’Île-de-France. Et ce, grâce à un partenariat entre Transilien SNCF Voyageurs et CHANTIER École Île-de-France, le réseau d’acteurs de l’insertion et de la formation auquel appartient SoliCycle. « Cela permet aux personnes qui sortent de la gare de bénéficier de l’entretien de leur vélo, un service offert par Transilien, pour repartir en sécurité, explique Ambre Arnold, coordinatrice Technique SoliCycle. Pour nos salariés, ces animations en extérieur, en dehors de l’atelier, leur permettent de s’entraîner à adopter une posture professionnelle en expliquant leur démarche auprès d’un nouveau public. »

Le vélo comme levier d’insertion et d’autonomie
L’objectif principal d’un chantier d’insertion est de permettre à des personnes éloignées de l’emploi de retrouver une vie professionnelle. Mission réussie pour SoliCycle : 76 % des personnes ayant quitté SoliCycle déclarent avoir un emploi deux ans après, dont 41 % en CDI*. Interrogés sur les compétences acquises grâce à ces ateliers, les anciens bénéficiaires de SoliCycle citent la réparation de vélo (93 %) mais aussi le professionnalisme (49 %) et le travail en équipe (62 %). « L’étude d’impact de 2024 montre aussi que ces chantiers d’insertion créent du lien social car les personnes s’y font des amis, des connaissances qui durent dans le temps », analyse Céline Coubard, présidente d’Études et Chantiers Île-de-France, l’association qui a fait naître SoliCycle. « Le chantier m’a redonné confiance, confirme un ancien salarié en insertion. Quand on a passé des années à se dire qu’on était nul, ça fait un bien fou. »

Un moteur de changement durable
Si SoliCycle aide à retrouver une vie sociale et professionnelle, il joue également un rôle positif sur le développement de comportements vertueux. En effet, 57 % des salariés en parcours d’insertion déclarent utiliser le vélo comme mode de transport quotidien depuis leur arrivée chez SoliCycle. Les séances de vélo école animées par SoliCycle déclenchent également des prises de conscience, notamment chez les femmes qui en bénéficient : 77 % d’entre elles disent avoir appris de nouvelles choses sur les effets du vélo sur l’environnement et 59 % déclarent avoir une meilleure d’estime d’elles-mêmes. François Dechy, maire de Romainville (93) et président de l’Avise, co-financeur de SoliCycle ajoute : « ce type d’initiative est un puissant levier de transformation territoriale avec des impacts qui vont sans doute au-delà de ceux qui ont été mesurés, notamment sur l’amélioration de la santé mentale des bénéficiaires et même la réussite scolaire de leurs enfants ».

Transilien SNCF Voyageurs, fidèle soutien de ces réussites
En 2024, Transilien SNCF Voyageurs accompagnait 33 projets d’insertion professionnelle pour un financement global de plus de 600 000 euros. Ces chantiers, dont ceux de SoliCycle, menés dans 116 gares avec 13 structures partenaires, couvrent trois champs d’actions : l’entretien des espaces verts, la réalisation de petits travaux et donc, la maintenance de vélos. « Cela fait plus de 20 ans que nous soutenons des chantiers d’insertion, rappelle Armelle Lagrange, secrétaire générale de Transilien SNCF Voyageurs. Cet engagement dans la lutte contre l’exclusion fait partie intégrante de notre ADN de partenaire des territoires. C’est un moyen d’accompagner les personnes dans leur intégration professionnelle, mais aussi d’apporter un service à nos voyageurs pour encourager les mobilités douces. Et je crois que nos équipes en sortent également grandies : accueillir ces chantiers donne du sens à leur métier. » Ève Dos Santos, responsable des relations institutionnelles la ligne P, le confirme : « Ces chantiers sont très valorisants pour nos équipes et bien sûr pour les voyageurs. Leur présence contribue à un climat sécurisant et leurs actions sont très positives, qu’elles proposent des ateliers de réparation de vélos ou qu’elles réalisent l’embellissement d’espaces verts jusqu’alors laissés en friche. Tout le monde y gagne. »

 

*Étude d’impact SoliCycle réalisée en 2024 sur la base de questionnaires, entretiens, groupes de discussion et observations de terrain (358 personnes interrogées). 

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