Changement climatique : comment Transilien SNCF Voyageurs anticipe les risques 

Les températures extrêmes de cet été illustrent une fois de plus la réalité du changement climatique. Sécheresses, inondations, vagues de chaleur… l’Île-de-France en subit déjà les effets. Face à ces bouleversements, Transilien SNCF Voyageurs mise sur l’anticipation.
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D’ici à 2100, la France devrait connaître une hausse des températures de 4 degrés(1).
Paris adopterait ainsi le climat d’une ville méridionale comme Montpellier. 
« Les conséquences du changement climatique sont spécifiques pour chaque région, précise Caroline Goblet, responsable énergie carbone et adaptation au changement climatique de Transilien SNCF Voyageurs. En Île-de-France, plusieurs risques sont identifiés et ont même déjà pu être éprouvés ponctuellement. »
Inondations, canicules affectant la santé humaine, phénomènes de retrait et de gonflement d’argiles menaçant le bâti… Sans attendre que ces scénarios ne se généralisent, Transilien SNCF Voyageurs s’engage avec deux maîtres-mots : diagnostic et plans d’actions adaptés.


Le nécessaire temps du diagnostic

Ces derniers mois, Transilien SNCF Voyageurs a minutieusement passé en revue l’ensemble des technicentres d’Île-de-France. Avec l’appui d’un cabinet indépendant spécialisé dans la stratégie bas carbone, chaque site a bénéficié d’une étude de vulnérabilité. Ce diagnostic approfondi prend en compte l’historique, les caractéristiques et les limites de chaque bâtiment face aux aléas climatiques identifiés.


Des solutions techniques à la hauteur des enjeux

En phase avec son rôle de gestionnaire des bâtiments pour le compte d’Île-de-France Mobilités, Transilien SNCF Voyageurs entre désormais dans la phase d’élaboration de solutions. Celles-ci sont rassemblées dans un catalogue en vue d’être adoptées progressivement, en fonction des priorités d’Île-de-France Mobilités. Elles concernent en premier lieu les bâtiments (technicentres, sites de stockage, locaux de services…) : végétalisation des toitures, ombrières, travaux d’isolation, utilisation de peinture claire à l’extérieur, dispositifs de rafraîchissement… Par ailleurs, plusieurs actions ont déjà vu le jour, notamment au sein du technicentre de Villeneuve-Saint-Georges. Situé en bord de Marne, le site a créé une plateforme surélevée pour le stockage d’éléments stratégiques afin de les protéger en cas de crue. Autre exemple : des machines à laver intégrant le recyclage de l’eau sont désormais de plus en plus utilisées pour un nettoyage des rames réalisé de manière économe et raisonné.


Protéger les voyageurs et les équipes

« S’adapter au changement climatique questionne l’ensemble de notre système à brève échéance, a fortiori pour ce qui concerne les aspects humains », souligne Caroline Goblet. Des pistes sont notamment étudiées pour limiter l’impact des fortes chaleurs sur les voyageurs en complément de la mise à disposition de fontaines dans certaines gares. En cohérence avec l’évolution de la réglementation(2), des mesures de protection des équipes de Transilien SNCF Voyageurs en cas de fortes températures sont également progressivement mises en place : adaptation des horaires de travail, tenues rafraîchissantes ou réchauffantes, mise à disposition d’eau fraîche…
 

S’adapter… et continuer de réduire les émissions

En parallèle de ses réflexions et mesures d’adaptation, Transilien SNCF Voyageurs poursuit son engagement pour limiter l’impact de ses activités sur le changement climatique. « Les deux mouvements – adaptation au réchauffement climatique et réduction de notre impact – sont indissociables, explique Caroline Goblet. Ils participent d’une même dynamique qui doit nous permettre de garantir le maintien de l’exploitation sur le long terme. » Transilien SNCF Voyageurs poursuit donc sa stratégie de décarbonation en généralisant l’éco-stationnement et l’éco-conduite, dans les gestes métiers de ses agents de conduite et en agissant pour économiser l’énergie dans les technicentres franciliens (écogestes, travaux d’isolation, lampes à LED, optimisation du chauffage…). L’objectif : réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre de la traction et de 50 % celles liées à l’exploitation des bâtiments, entre 2015 et 2030. Une trajectoire ambitieuse mais nécessaire qui mobilise – aujourd’hui et demain – l’ensemble des équipes.
 

(1) Source : Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) 
(2) Décret n°2925-482 du 27 mai 2025 et son arrêté

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