Prolongement du RER E à l’Ouest : les nouvelles rames RER NG à l’essai
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Le prolongement du RER E jusqu’à Mantes la Jolie en 2027 se concrétise avec les premiers essais des rames RER Nouvelle Génération (dit RER NG). Ces essais consistent à tester le train sur cette infrastructure modernisée, et notamment les quais qui ont été rehaussés et rallongés pour accueillir ce nouveau matériel. En attendant leur mise en circulation, les rames de ce RER Nouvelle Génération (RER NG) qui emprunteront cette nouvelle ligne sont actuellement testées. L’objectif : offrir aux voyageurs un RER E performant, fiable et sécurisé jusqu’à Mantes-la-Jolie dès 2027.
Il ne suffit pas de livrer un train neuf sur une voie et de la confier à un conducteur pour que celle-ci circule sans encombre. La mise en service d’un nouveau matériel roulant nécessite des ajustements pour que celui-ci interagisse correctement avec son environnement : les voies, les quais, les gares… En langage ferroviaire, cette phase préalable indispensable s’appelle « essais d’intégration ». Depuis le mois de janvier, et jusqu’à la fin de l’année, les nouvelles rames RER NG réalisent ces essais entre Paris et Mantes-la-Jolie pour être prêtes pour le prolongement de la ligne du RER E à l’Ouest, en 2027. Ce projet très attendu par l’Ouest Francilien, offrira une mobilité décarbonée de nouvelle génération avec, plus de confort, une meilleure accessibilité au bénéfice des voyageurs et de l’attractivité des territoires.
Un an d’essais pour une fiabilité optimale
Réalisés la nuit ou le dimanche matin pour empêcher toute perturbation du trafic ferroviaire, les essais d’intégration du RER NG sur la ligne E ont pour objectif de s’assurer que ces toutes nouvelles rames pourront circuler dans les meilleures conditions. « Il s’agit de vérifier que rien ne gêne l’ouverture des portes sur chaque quai, qu’elles s’ouvrent et se ferment correctement du bon côté, et automatiquement au niveau des accès pour les usagers de fauteuils roulants, explique Jacques-Guy Langé, directeur de la mise en exploitation extension du RER E pour Transilien SNCF Voyageurs. Nous vérifions également que les panneaux de signalisation sont bien visibles pour les conducteurs. » Depuis le début de l’année, déjà 7 sessions d’essais ont pu être réalisées et une dizaine d’autres sont programmées d’ici cet automne. Près d’une année d’essais est nécessaire pour tester l’adéquation entre les rames et leur futur environnement et ce, sur l’ensemble des voies et des itinéraires possibles. « Nous testons les rames du RER NG en unité simple, en unités multiples, et même les trains de type « Z50 »* qui pourraient remplacer les rames de nouvelle génération en cas de panne, précise Jacques-Guy Langé. Notre ambition est de tester l’intégralité des scénarios possibles pour sécuriser la mise en service et garantir le plus haut niveau de fiabilité sur toute la ligne, en toutes circonstances. »
En coulisses, un travail soigneusement préparé
Piloté par Transilien SNCF Voyageurs, chaque essai fait l’objet d’une demande spécifique adressée à SNCF Réseau qui s’assure que le trajet envisagé est bien compatible avec les autres circulations. Une équipe de volontaires, issus de tous les métiers, est ensuite constituée. Briefé et équipé d’une fiche de mission, chacun se poste, le jour J, à l’endroit du train qui lui est attribué et consigne les éventuels dysfonctionnements observés tout au long de l’essai. Chaque session dure en moyenne cinq heures. En fonction des retours exprimés, de possibles actions correctives sont réalisées notamment par la Maîtrise d’ouvrage du projet Eole. « Il s’agit le plus souvent de modifier la programmation des balises qui permettent l’ouverture des portes, de rehausser les pancartes sur les quais ou encore de réaliser quelques ajustements sur le train, commente Jacques-Guy Langé. Une fois réalisés, ces changements sont de nouveau vérifiés lors de l’essai suivant pour obtenir un taux de conformité total. »
À la place du voyageur pour mieux répondre à ses attentes
À chaque essai, la motivation de la dizaine de participants volontaires est au rendez-vous. Une mobilisation à la hauteur de ce projet exigeant, particulièrement complexe et nécessitant la coordination de multiples acteurs. Un projet qui changera la vie des nombreux franciliens qui bénéficieront, dès 2027, de l’offre de mobilité la plus interconnectée d’Île-de-France. « Une belle solidarité est à l’œuvre durant ces essais, raconte Jacques-Guy Langé. Chacun a conscience qu’il participe à une aventure historique et se met à la place des voyageurs, en particulier les personnes à mobilité réduite, pour veiller à leur offrir le meilleur service dès l’ouverture de cette ligne prolongée. »
Eole, un progrès pour tous
Conduit par une maîtrise d’ouvrage unique réunissant SNCF Réseau, Transilien SNCF Voyageurs et la direction des Gares d’Île-de-France, le prolongement de la ligne E du RER (projet Eole) est porté par 8 financeurs (État, région Île-de-France, Ville de Paris, conseils départementaux des Yvelines et des Hauts-de-Seine, Société des Grands Projets, Île-de-France Mobilités et SNCF Réseau). Largement financé par l’État et la région Île-de-France. Il permettra de relier, dès 2027, Tournan/Chelles à l’Est (Seine-et-Marne) à Mantes-la-Jolie à l’Ouest (Yvelines), en passant par Paris et La Défense. La ligne réduira considérablement les temps de parcours (Mantes-la-Jolie ne sera plus qu’à 40 minutes de la Défense, contre 52 aujourd’hui) et sera connectée à toutes les autres lignes de RER, 7 lignes de trains Transilien, 5 lignes de tramway et 10 lignes de métro. Elle contribuera à la désaturation du réseau en offrant un service de haute qualité.
*La Z50 (nom technique), également appelée Francilien (marque commerciale), ou NAT (nom de projet, pour « Nouvelle Automotrice Transilien »), est une rame automotrice conçue pour équiper les lignes de banlieue du réseau Transilien, depuis les gares de l’Est, Saint-Lazare et gare du Nord.