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Mesurer la qualité de l'air intérieur

En 2016, la direction des gares d’Ile–de-France de Transilien signe une Convention de partenariat avec Airparif (l’association de surveillance de la qualité de l’air en IDF) et missionne l’Agence d’essai ferroviaire (AEF), laboratoire interne de la SNCF, pour réaliser des mesures de la qualité de l’air intérieur des gares souterraines. Ces mesures sont effectuées sur 25 gares, concernées par une problématique de confinement parmi les 387 gares que compte le réseau Transilien. Elles seront réalisées sur 2 ans.

Les mesures réalisées

Dans les enceintes des gares souterraines (fermées ou semi ouvertes), certains polluants extérieurs comme le dioxyde d’azote sont présents en plus faible quantité qu’à l’extérieur, ou quasiment absent comme l’ozone. D’autres, comme les particules, peuvent atteindre des niveaux plus élevés en heure de pointe, en raison du confinement. Elles sont principalement issues de l’exploitation ferroviaire et de travaux d’entretien; une partie est également apportée par les voyageurs et par l’air extérieur.

Les niveaux mesurés varient selon la profondeur de la gare, son architecture, la présence, ou non d’un système de ventilation, le type de matériel roulant, la densité du trafic ferroviaire, et la fréquentation en voyageurs.

Les campagnes de mesure concernent la concentration en particules fines PM10 et PM 2.5 (particules de diamètre inférieur à 10 et 2,5 µm), en dioxyde de carbone et en dioxyde d’azote. Seront également suivis la concentration d’éléments métalliques dans les PM 10 et les paramètres ambiants (température, humidité).

Ces mesures sont réalisées dans 8 gares par l’AEF et dans 17 autres par AirParif. A cet effet, ils exploitent chacun un site de mesure en continu et réalisent des campagnes de mesures ponctuelles dans les autres gares. Les deux gares où se déroulent les mesures permanentes ont été choisies pour leur différence : Magenta est une gare récente, ventilée mécaniquement, profonde, à l’inverse de la Gare de Saint Michel, datant de 1900 et non ventilée avec un volume intérieur restreint et confiné.

Ces campagnes font l’objet d’une surveillance par des techniciens habilités.

Transilien fait également mesurer depuis 2016 l’exposition de ses salariés travaillant dans les enceintes ferroviaires souterraines.  Ces mesures individuelles sont réalisées grâce à des appareils portatifs que les agents portent durant leur journée de travail, et permettent d’évaluer leur exposition aux particules (PM10 et PM2.5) dans les couloirs, les lieux d’interconnexion, les guichets et l’ensemble des locaux fermés au public.

Les résultats disponibles

Mesures permanentes en gare Saint Michel (Ligne C) et Magenta (ligne E) :

 

Mesures ponctuelles sur 23 gares du réseau Transilien :

Quels aménagements sont prévus ?

Mieux connaître cette atmosphère pour évaluer l’exposition des voyageurs et des agents dans ces espaces fermés et très fréquentés permettra de prioriser ensuite des plans d’actions concertés.

A titre préventif, des pistes d’amélioration sont étudiées ou déjà mises en place : 

  • Le CIM (Centre d’ingénierie du matériel SNCF) et l’AEF ont initié des travaux de recherche sur la caractérisation des matériaux de freinage des trains.  L’objectif étant de choisir des matériaux moins polluants en termes d’émission. D’autres pistes, comme l’amélioration du freinage électrique sont également en cours d’étude.
  • Transilien travaille à améliorer la ventilation en gares souterraines. Beaucoup de gares, notamment les plus anciennes, ne possèdent pas de ventilation mécanique. Les plus récentes en sont équipées. Pour exemple, à Magenta, le système de ventilation existant a été optimisé afin de diminuer l’empoussièrement sur les quais 
  • Concernant l’air à l’intérieur des trains, certains matériels, notamment les Franciliens, sont équipés de systèmes de filtration de l’air provenant de l’extérieur.

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