Deux agents voie

Travaux sur le réseau : les leviers des gains de productivité

Travaux SNCF : les leviers des gains de productivité

 

Alors que les investissements travaux sont en train de doubler, le nombre de kilomètres de voie renouvelée va être multiplié par 2,5. Enquête sur les secrets de gains de productivité pour maximaliser l’efficacité des financements publics en Île-de-France.

Régénérer tout le réseau plutôt que faire des réparations ponctuelles

Le premier levier, c’est pouvoir agir de manière préventive. Qu’il s’agisse de la voie, de la caténaire ou de la signalisation, remplacer un élément avant qu’il soit défaillant coûte deux fois moins cher que le réparer en cas de casse. L’augmentation des investissements travaux permet de privilégier les chantiers de régénération du réseau et la maintenance dite préventive. En plus d’être plus économique, ce type d’opérations permet de limiter les imprévus pour les voyageurs.

Des chantiers de grande envergure pour faire des économies d’échelle

Deuxième levier : la massification des travaux permet de réaliser des économies d’échelle. La hausse des investissements permet de mieux répartir les coûts fixes sur de plus nombreuses opérations effectuées sur le réseau.

La multiplication du volume de travaux permet à SNCF d’optimiser l’utilisation du temps, en effectuant plusieurs opérations simultanément sur un même tronçon de ligne. Par exemple, en juin 2015, SNCF a profité d’un chantier de renouvellement d’aiguillage en gare des Mureaux pour réaliser également une opération de traitement de la végétation le long de ce même segment de la ligne J, faisant ainsi d’une pierre deux coups et limitant l’interruption de trafic.

Investir dans des outils industriels plus performants

Troisième levier : les moyens industriels. Les récents financements ont permis d’acquérir de nouveaux outils plus performants. Actuellement, l’utilisation du wagon-pupitre combiné avec un wagon-grue permet déjà de gagner 25 % de temps et 15 % de budget par rapport à la méthode traditionnelle.

Ces gains de productivité s’améliorent depuis l’acquisition en 2014 d’une suite rapide, un véritable train-usine qui remplace les voies et le ballast trois fois plus vite qu’en recourant à la méthode classique. Depuis 2016, SNCF dispose aussi d’un « train-BOA », capable de régénérer jusqu’à un kilomètre de voie par nuit, soit trois fois plus vite qu’avant.

Savoir définir la priorité des chantiers, privilégier la mutualisation des travaux et investir dans des outils plus performants sont autant de clés pour gagner en productivité. L’argent public est précieux, SNCF et ses équipes le savent et cherchent à industrialiser ses opérations.

1 : Entre les périodes 2008-2012 et 2014-2020, les investissements sont passés de 600 millions d’euros à 1,2 milliard d’euros par an.

Des travaux la nuit pour un voyage optimal le jour

Travaux la nuit

Pour optimiser la circulation des trains et assurer un trajet confortable et rapide aux voyageurs, les agents Transilien effectuent 70 % des travaux la nuit. C'est principalement entre 23 heures et 5 heures du matin qu'ils œuvrent pour la modernisation du réseau.